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Derrière les chiffres...

  • Photo du rédacteur: Stéphanie Rognon
    Stéphanie Rognon
  • il y a 1 jour
  • 3 min de lecture

...il y a une évolution de notre rapport à l’épargne.



Le patrimoine financier des ménages français dépasse aujourd’hui 6 500 milliards d’euros (Banque de France). Une grande partie de cette épargne est investie chaque année via des produits financiers intermédiés (assurance-vie, OPCVM, produits structurés..) selon des logiques d’allocation, de diversification et de rendement.


Dans ce cadre, l’investisseur délègue. Il choisit un support, mais rarement ce qu’il finance concrètement.

En parallèle, le financement participatif s’est fortement développé ces dernières années, et il se consolide autant qu’il se développe.

Les montants collectés sont passés de moins de 300 millions d’euros en 2015 à plus de 2 milliards d’euros par an aujourd’hui en France, et dépassent désormais 10 milliards d’euros à l’échelle européenne.

Certes, à l’échelle des flux financiers globaux, le crowdfunding reste marginal. Mais sa dynamique traduit autre chose qu’un simple effet de niche. Elle s’accompagne d’une structuration progressive du secteur.

Selon les données de l’Autorité des marchés financiers et de Finance Participative France, le cadre s’est professionnalisé, avec la mise en place du statut européen PSFP, un renforcement des exigences en matière d’information et de sélection, et une montée en

maturité des plateformes.


Un accès direct à l’économie réelle


Le financement participatif se distingue par sa finalité : financer directement des entreprises et des projets de l’économie réelle. Car contrairement à certains produits financiers indirects, l’investisseur peut identifier précisément ce qu’il finance : une entreprise, une activité, un modèle économique, et l’usage des fonds levés.

Cette transparence transforme la nature même de l’investissement.


Des pratiques proches des standards professionnels


Contrairement à une idée reçue, le financement participatif ne repose pas sur des logiques simplifiées.

Les opérations proposées s’appuient sur des véhicules d’investissement classiques (actions, obligations, instruments hybrides) similaires à ceux utilisés par les investisseurs professionnels. Les projets font l’objet d’analyses structurées, intégrant l’étude du modèle économique, l’analyse juridique et financière, l’évaluation des risques et la structuration des conditions d’investissement. Les investissements proposés en financement participatif s’inscrivent dans une logique classique, avec un rendement attendu (coupons, dividendes ou valorisation), un horizon d’investissement défini et un niveau de risque identifié.


Et, le cadre d’analyse est rendu accessible aux investisseurs.


Le point de bascule est là. L’investisseur choisit dorénavant un projet, une entreprise, une orientation, sa mise, en toute connaissance de cause. Mais son choix repose également sur l’utilité du projet financé selon des repères qui sont propres à chacun (sociale, environnementale, sociétale).

Car au-delà du rendement, une partie croissante des épargnants cherche à comprendre ce que finance leur argent, et à aligner leurs investissements avec leurs convictions.


Cette évolution n’est pas marginale. Elle s’inscrit dans un contexte où les attentes vis-à-vis de l’épargne se transforment, sous l’effet d’une meilleure information, d’un accès plus direct aux projets, et d’une volonté croissante de reprendre la main sur ses choix d’investissement. Sans renoncer à une logique financière et sans opposer sens et performance, mais en les articulant.


Ce double niveau de lecture, financier et extra-financier, devient progressivement un critère de décision, et non plus un simple complément, parce que le financement participatif ne se résume pas à un mode de financement. Il ouvre un espace nouveau, à la croisée de la délégation et de la décision, du rendement et de l’utilité, du produit financier et de l’économie réelle.

C’est une (r)évolution du rapport à l’épargne. Une épargne moins abstraite, plus compréhensible, et de plus en plus orientée et choisie. Un espace où l’investisseur ne se contente plus de placer. Il commence à choisir.


Et vous, sauriez-vous expliquer ce que finance réellement votre épargne ?


Chez Human for Impact, nous faisons en sorte que cette question ne reste plus sans réponse



Pour en savoir plus et découvrir notre approche : hi@humanforimpact.com

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